Comme sur de nombreux autres blogs, il y aura ici aussi un article sur le début de Septembre. Sa dernière rentrée, ëlle l'a effectuée en 2005, troisième première année de fac (levant les yeux au ciel), et déjà trois longues années de plus que ses "petits" camarades, le fossé est déjà grand... pour un peu, ëlle serait peut-être en stage via l'IUFM cette année, mais les choses sont ce qu'elles sont. Hier, c'était la rentrée de la Petite K.
L'an passé, ëlle aurait pu se soucier davantage de l'entrée au CP de la petite fille, connaissant son existence, elles ne s'étaient pas encore rencontrées, et n'avaient pas encore pour l'une l'autre, l'affection qui les lie à présent.
Ils n'avaient pas vu la petite K. depuis fin Juillet, où ils l'avaient déposée chez Mamie M. pour des vacances à la mer, ses premières vacances avec sa grand-mère maternelle, malgré les grandes réticences infondées de sa mère. Après, la seconde grand-mère avait posé ses vacances pour avoir sa petite-fille, et eux s'étaient vu privés de sa présence un peu plus d'un long mois. Sön petit coeur avait hâte de retrouver la petite fille, de lui dire ô combien elle leur avait manqué, de la joie intense de se recréer en famille, à quatre, ils étaient une famille, une vraie de vraie. Assis sur sës genoux, le tout petit Gabriel, en voyant sa grande soeur s'approcher de lui s'était penché en avant et avait tendu les bras vers elle; durant le voyage, il n'avait eu d'yeux que pour cette grande soeur à la peau toute dorée, à n'en pas douter, ldu haut de ses six mois, le petit G. était bien heureux de la retrouver, comme ses parents. Elle resterait avec eux, puis ils la ramèneraient (rendraient) la veille au soir de la rentrée.
Le mardi soir, alors qu'ils discutaient de choses et d'autres avec la petite fille, ils ont appris "subitement" (?) que la petite fille avait déménagé. Et aussi, qu'elle changeait d'école. Pour la deuxième fois en deux ans. Ëlle en a été abasourdie, comment peut-on juger bon de ne pas en parler au papa, ne pas juger bon de l'informer de changements aussi grands pour la vie de leur fille? Mardi soir, ëlle était en colère. Et elle avait beaucoup de peine pour la petite fille, en quelques mois, l'homme qui avait servi de père de substitution avait été éjecté de sa vie, un autre était venu le remplacer, elle changeait d'appartement une fois de plus, et perdait ses amis, sans avoir pu leur dire au revoir, puisque tout cela s'était fait en douce, sans même la consulter, tant de repères/repaires dans la vie d'une petite fille de sept ans chamboulés. En rentrant, ils avaient tous les deux une boule au ventre et à la gorge en pensant à la petite fille qui effectuerait sa rentrée le lendemain matin, au milieu d'enfants qu'elle ne connaissait pas, elle qui avait déjà beaucoup de mal à aller vers les autres.
Petite, ëlle adorait la rentrée, le changement du temps, l'annonce d'une nouvelle année, de nouvelles découvertes, la tenue prête sur la chaise de son bureau, seule fois de toute l'année où ëlle préparait ses affaires à l'avance. Ëlle était contente de retrouver ses camarades, d'ailleurs, ëlle n'attendait que ça. Quand ëlle avait changé d'école, ça avait été un peu dur, mais ëlle y avait été préparée, les derniers mois de l'année l'avait aidée à "faire son deuil", passé le fait qu'on l'a regardé un peu bizarrement les premiers jours, ëlle s'était fait des copains. A l'arrivée au lycée, cela avait été un peu plus dur, car les amitiés de ces années de grands changements ont tout de même une sacrée importance. Mais ëlle savait où ëlle allait, une fois de plus ëlle y était préparée.
Ëlle se demande quels souvenirs conservera la petite K. de ces rentrées-là. Ëlle espère qu'il n'y aura plus de changements jusqu'au collège, mais ëlle doute fort.
En attendant, ëlle se plaît à croire, que, contrairement à la vie en château de carte qu'elle a en ce moment du côté de sa maman, qu'ici, quand elle les rejoint le week-end, malgré l'appartement trop petit, le lit qu'ils lui cèdent et le camping qu'ils font dans le salon pour lui assurer de douces nuits, les jouets qu'on peut difficilement étaler, avec l'amour qu'ils ont tous les quatre, qu'un week-end sur deux, elle puisse se construire et se lover dans ce si petit repaire.

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