07 février 2010
Menus trésors
Il y a un mois déjà, alors qu'ils étaient chez les grands-mères, Mamie Y. lui a demandé de venir dans la chambre avec elle, car elle avait des choses à lui donner. La petite K. y était déjà et papotait avec son arrière-grand-mère. Ëlle a alors hérité d'un livre de couture, de plusieurs patrons ayant déjà quelques années, de galons, du croquet, et de coupons de tissus que Mamie Y. avait achetés sur le marché. Mamie Y. a quatre-vingt-huit ans, et ses yeux et ses mains ne sont plus au rendez-vous comme ils ont pu l'être. Mamie Y. est une jolie vieille dame, ëlle qui n'a plus de grand-mère, ëlle l'a tout de suite adoptée. Ëlle y retrouve la douceur qu'ëlle a perdu, les mains en "peau élastique", les yeux aux rides pleines de charme, les cheveux blancs impeccables, et les récits que l'arrière-grand-mère raconte, et les tendresses que son corps exprime. Alors, ëlle a reçu ces petites bricoles comme des cadeaux, comme ceux qu'ëlle aurait voulu recevoir de sa grand-mère, partie trop tôt.
Aussi, le soir même, ëlle a cherché dans ses petits patrons quelle pourrait être la tenue qu'ëlle confectionnerait pour la poupée Marie, la poupée de la petite K. Le lendemain, Marie était vêtue d'une blouse dans le lainage de l'arrière-grand-mère, et d'un petit pantalon gris au revers assorti à la blouse. Ëlle espère que plus tard, la petite K., retrouvant au hasard sa si jolie poupée et son trousseau, se souviendra de ce moment dans la chambre de Mamie Y. quand elle y a dévoilé ses menus trésors.

Blouse Gunilä, pantalon Marjolaine, bottes Alice de Citronille pour HTSY, lainage Mamie Y., ancien drap teint en gris Ideal, feutrine Bouchara, barette Okaïdi, petit ruban gris issu des nattes que portait Pénélope à son arrivée.
19 janvier 2010
Seine-Port
Il y a, dans cette maison, des souvenirs à ne plus savoir qu'en faire, un fantôme à qui ëlle aimerait téléphoner parfois, et un vieux monsieur digne, un peu austère, qui est son grand-père.
A bientôt quatre-vingt-cinq ans, Papily vit seul dans cette maison, veuf depuis un peu plus de trois ans.
Il y a du papier peint aux fleurs défraîchies sur les murs du salon, il y a ce lit au velours produit par une manufacture qui se charge des velours que l'on trouve à Versailles, il y a ces chaises sur lesquelles, enfants, elles n'avaient pas droit de s'assoir, sa grand-mère allait alors chercher des chaises recouvertes de toile cirée bleu ciel, avec d'innombrables stries, un peu comme du mille-raies. Il y a, dans la petite alcôve qui jadis était l'endroit où communiquaient la cuisine et le salon, un sous-verre où sont affichées des cartes grises de vieux camions de la société du parrain de son grand-père, et la photo jaunie d'un enfant aux jolies boucles blondes que ëlle a longtemps pris pour une petite fille, alors qu'il s'agit de son grand-père à côté d'une toute petite dame prénommée Eudoxie, sa maman. Il y a cette assise à côté de la cheminée où ëlle s'asseyait enfant. Il y a cette cuisine en longueur où sa grand-mère mitonnait de si bons repas, et aussi de succulentes îles flottantes, mais elle a emporté son secret. Peut-être un jour, qu'ëlle redoute, où il faudrait vider cette maison, ëlle trouverait sur un bout de papier dans la cuisine, la recette de ce dessert insulaire. Il y a cette chambre où ëlle n'est entrée que de rares fois la puberté atteinte. Ëlle se souvient de ces papillons épinglés, de l'emplacement des meubles, mais rien de plus. Il y a la chambre qui les hébergeait petites, et la poupée de sa tante sur le lit.
C'est une maison pas très grande, un salon-salle à manger, une cuisine, une salle de bains, et une anti-chambre qui dessert deux chambres. Il y a, à côté de la salle à manger, une remise à laquelle on accède par l'extérieur, et où les hirondelles viennent nicher depuis aussi longtemps qu'ëlle se souvienne et certainement bien avant. Il y a aussi une cave, sa grand-mère, prétextant des marches extrêmement glissantes, les a formellement dissuadées d'oser poser un pied sur l'escalier de pierre. Une maison en pierres meulières comme on en trouve beaucoup par là-bas. Il y a un joli petit jardin qui la fait rêver.
Ëlle sait la peine qu'ëlle aura quand, en plus d'affronter le décès de son grand-père, il lui faudra renoncer à mettre les pieds dans cette maison-musée, dans ce lieu qui est pour ëlle un sanctuaire. Parfois, au moment de s'endormir, ëlle élabore, des heures durant, de farfelus plans pour faire en sorte que cette maison reste son repaire.
A la fin de l'année, ëlle a décidé qu'ëlle irait voir ce vieux monsieur, comme il faut tout un cérémonial pour prendre rendez-vous avec lui, ëlle a profité de passer quelques jours chez ses parents pour y aller avec son père. Gabriel n'en gardera pas de souvenirs, mais ëlle voulait à tout prix qu'il rencontre son arrière-grand-père mais aussi qu'il vienne dans son seul port d'attache, qu'il connaisse Seine-Port.
11 janvier 2010
HSE Acte II, scène 3
Marie, la poupée, bien installée, et leur petite K. assoupie sur le chemin qui les menait chez le grand-père de la petite fille.
Luminosité neigeuse des autoroutes d'Île de France et remerciements à la généreuse Noémie!
08 janvier 2010
Petite vie
Ëlle était revenue. Presque quinze jours passés loin de chez ëlle, de chez eux. Aujourd'hui, ëlle allait reprendre son quotidien, retrouver des tâches qu'ëlle avait délaissées ces derniers jours.Il lui faudrait faire le ménage, défaire ses sacs qui l'avaient accompagnée dans le Gâtinais puis en Touraine. Ëlle tenterait également de ranger les présents que le petit Gabriel avait reçus pour son premier Noël.
Réminiscence de sa vie passée, ëlle lui aurait bien construit un coffre pour ranger tous ses joujoux, mais point d'outil ici, et ëlle croit fortement que le toucher du bois brut sous ses doigts et le parfum des différentes essences resteront un souvenir; la fatigue du métier, et son dos de vingt-cinq ans en paraissant trois fois plus font que cela restera dans sa vie antérieure. Peut-être demandera-t-ëlle au grand-père de Gabriel, une prochaine fois.
Pendant toute une semaine, ëlle avait repris le rôle de fille, avec certes un bébé à s'occuper, mais ëlle se laissait choyer par sa mère, et cette dernière, au milieu du séjour, venait consoler le chagrin de leur première dispute, pour des broutilles, des enfantillages. Mais son chagrin était aussi grand que l'amour qu'ëlle portait à Monsieur V. et ëlle avait passé une bien triste fin d'année. Au Premier de l'An, tout rentrait dans l'ordre, et ëlle s'en allait reprendre, le temps d'un week-end sa vie francilienne. Pour repartir, réaliser ce projet vieux d'un an. Quand ëlle avait voulu y aller, mais le petit Gabriel annonçant l'imminence de son arrivée, ëlle y avait alors renoncé. A présent, il était suffisamment grand pour supporter le voyage et le séjour loin de chez lui. Ëlle y avait retrouvé son meilleur ami, celui qui était parti depuis quatre ans et demi, devenir professeur de français, dans un pays exportateur de café et d'autres choses bien moins légales, où il faisait bon de ne pas regarder dans les yeux les miliciens, et de se méfier des enfants des rues qui vous accostent. Durant ses heures de cours, on lui avait proposé des armes pour des sommes dérisoires; il avait vu une de ses élèves s'évanouir d'inanition, il avait alors libéré ses élèves pour emmener la jeune fille déjeuner, et lui avait donné de l'argent pour qu'elle puisse aller faire des courses afin de nourrir sa famille. La vie était dangereuse là-bas, mais l'enseignement était pour lui une vocation, il aimait ses élèves, et, se baladant dans Tours, ëlle s'amusait de le voir acheter des souvenirs-récompenses pour ses élèves, des bonbons arlequin et des carambars. Si ses élèves ne parlent pas très bien français après ça, ëlle est persuadée que toutes ces gamines se souviendront longtemps de leur professeur de français, aux baggys et ongles peints.
Il lui avait fallu attendre la fin du séjour, pour passer un peu de temps avec celle qui, au fil des jours, depuis bientôt deux ans, s'était rendue indispensable Ce fut bref, mais ëlle sait qu'ëlle la retrouvera ce soir derrière l'écran, fidèle au poste. Pas de paragraphe de x lignes de long, mais Dame Joséphine sait ce qu'ëlle pense d'elle.
Ëlle avait également été un peu déçue, de voir que tous évoluaient, et peut-être pas dans le sens qu'ëlle le souhaitait. Avec ce voyage, ëlle s'apprête à faire le deuil d'une amitié, une de plus. Ëlle aussi grandissait, et peut-être qu'ëlle aussi avait changé, pourtant, arrivée là-bas, ëlle s'était retrouvée chez ëlle, ëlle s'était sentie la jeune fille de dix-huit ans qui débarquait fraîchement à Tours, ëlle avait pris plaisir à redevenir la "maman" qu'ëlle avait été pour ceux qui furent, un jour, ses amis.
A présent, ëlle s'en va ranger la maisonnée, afin d'accueillir du mieux possible la petite K. qui arrivera demain, ëlle s'en retourne à sa petite vie.

Vous jure qu'ëlle sait prendre des photos non floues, mais c'était la seule où figuraient les ongles bleus de J.P.
14 décembre 2009
Souvenirs
Ce samedi, ëlle a aimé sortir. Le marché de Noël de la ville de P. ne
la tentait pas trop, ëlle savait quels genres de stands ils
trouveraient, y allant sans trop de conviction, juste pour le
plaisir de sortir, de se promener, tous ensemble. Ils étaient, au
préalable, passés chercher la grand-mère et en avaient profité pour
embrasser l'arrière, la vieille dame de quatre-vingt-huit ans, aux
dix-sept arrière-petits-enfants. L'aïeule jolie, aux cheveux toujours
bien coiffés et aux mains qui racontent les têtes d'enfant qu'elle a
caressées. Ils l'ont laissée, car la balade l'aurait éreintée.
Ëlle aime ces week-ends sur deux, ces fins de semaine où, alors, ils forment une famille, une vraie. Ëlle les affectionne particulièrement.
Le matin, ëlle avait habillé la petite K. avec de jolis vêtements
qu'ëlle choisit avec soin, ce jour, la petite fille était dans un
camaïeu de marron, au moment de lui orner la tête de deux macarons,
bien que cachés, ëlle avait même pris des élastiques assortis. La jolie veste en velours et ses bottes lui donnaient une allure de cavalière. Ëlle
aimait tellement la voir joliment apprêtée!
Le marché de Noël en lui même avait été énervant, avec cette fichue
poussette dont ëlle avait dû bloquer les roues avant, sans quoi, ces
dernières faisaient les folles. A la fin de leur tour, ils s'étaient
arrêtés pour goûter quelques fromages, la petite fille avait aimé le
Beaufort, et ils en avaient pris un morceau -ëlle lui avait promis
qu'ils lui en garderaient un bout pour le week-end prochain. Gabriel s'était endormi, le tumulte
autour de lui l'ayant bercé.
Avec soulagement, ils étaient sortis du chapiteau, ëlle avait "garé" la
poussette à côté des tables et des bancs, et la petite fille s'était
installée pour manger une part de tartiflette. Avec "ses" enfants, quel
plaisir éprouvé dans ces moments-là. Monsieur V. était parti chercher
des crêpes. Il faisait nuit. Il faisait froid. Cela n'avait pas
d'importance. Il y avait deux rennes derrières eux. Tout autour, les
lumières de Noël scintillaient. Il y avait dans l'air une odeur de vin
chaud, et de joie de vivre. Gabriel dormait toujours, bien au chaud
dans son petit manteau d'esquimau, la polaire remontée jusqu'au menton.
Comme ëlle avait aimé ce moment. Ëlle n'a pas pris de photo de cette
ambiance si particulière, comme le dit Mademoiselle J., ëlle a des
images mentales, mais ëlle ne peut hélas vous les faire partager.
Gabriel est encore bien petit pour cela, mais hier, avec la petite K.,
ils se sont fabriqué des souvenirs, de bien jolis souvenirs.
12 novembre 2009
Grand
Hier soir, ëlle a débarrassé le lit de ses peluches, a ôté le matelas, et mis de côté le sommier. Ëlle s'est armé d'un tournevis, et ëlle a démonté les deux planches qui retiennent le sommier. Pas de doute, Gabriel quitte son statut de tout petit bébé, voilà quelques jours déjà qu'il se met debout tout seul dans le lit, et, à présent, le petit Monsieur s'amuse à passer d'un côté à l'autre du lit en se maintenant au rebord. Afin de ne pas le retrouver à même le sol dans les prochains jours, ëlle a enfin baissé le sommier. Ëlle est fière de voir son tout petit faire ses premiers pas chassés, de le voir apprécier la station debout au point de la rendre un peu folle quand c'est l'heure de faire la sieste. Chez le docteur samedi dernier, avec ses mesures de médecin de campagne (à vérifier un peu tout de même) Gabriel affichait 74,5 cm et 10 kg. Chaque jour un peu plus, Gabriel devient grand.

Comme les planches, tournevis et autres boulons ne sont pas bien intéressants, voici son petit Inuit revenant de promenade lundi soir.
01 novembre 2009
Hauts les seins!
Ëlle est plutôt du genre à laisser traîner les choses, remettre au lendemain ce qui pourrait être fait le jour même. Jusqu'à sa grossesse, ëlle se fichait un peu du suivi médical, n'étant jamais malade, ëlle ne voyait pas l'intérêt d'aller chez le médecin. Quand ëlle vivait à Tours, ëlle avait une chouette médecin généraliste, qui s'occupait un peu des choses de femmes, et qui lui a proposé de regarder si tout allait bien au niveau de la poitrine et de faire son premier frottis. Après, le docteur, malade, a pris sa retraite, et ëlle n'a plus refait cela. Au contrôle suivant la naissance de Gabriel, ëlle a refait cet examen-là, et un autre, un peu plus bas. Alors, pour le moment, le cancer du sein ne la touche pas, ëlle ne connaît pas de cas dans ses proches, mais on lui a détecté des cellules précancéreuses au col, cela a été soigné, mais ëlle ne peut qu'approuver l'action mise en route par ses "consoeurs". Alors, cela prend un tout petit peu de temps (certainement moins que le temps passé quotidiennement à bloguer), cela peut vous paraître ennuyant, ça n'arrive qu'aux autres, mais ces petits examens-là peuvent vous sauver la vie.
Ëlle applaudit le projet, et congratule ses consoeurs pour leur entreprise, qu'il fallait oser, ëlle serait presque prête à en faire partie.
31 octobre 2009
Mince
Mercredi soir, alors qu'ëlle surfait sur son site favori, se hasardant à aller voir ce que la capitale lui proposait comme travail, ëlle a cliqué sans trop d'espoir sur une annonce, et quelle ne fut pas sa surprise de voir que l'annonce concernait un petit magasin parisien, dont ëlle avait parcouru la boutique en ligne au moment où ëlle cherchait un tee-shirt Bobo Choses pour Gabriel. Ce fût un immense enthousiasme, ëlle se précipita pour l'annoncer à Fée Josy, puis entreprit d'écrire sa lettre. Un exercice laborieux, car, si écrire pour postuler à endroit où l'on ne connaît personne, rien hormis l'enseigne pour laquelle on postule ce n'est pas trop dur, là, c'était l'envie d'écrire une lettre de motivation qui aurait fait des lignes et des lignes et des lignes et... Ëlle ne pense pas avoir laissé de commentaire sur le blog de la dame en question, juste sauvegardé quelques photos qui lui plaisaient, de ce petit univers qu'ëlle aimerait tant pouvoir créer pour Gabriel. Il lui a fallu un peu plus d'une heure pour écrire cette lettre, sans trop s'étaler, car, quelque part, ëlle se sent proche de cette femme, et ëlle aurait bien envie de lui parler de mille et une choses, choisissant ses mots, évitant les doublons, les phrases à la Proust (une phrase contenait plus de 80 mots...)... Fée Josy était restée là, pour donner son approbation, lui dire si sa lettre était trop pathétique ou non, si, éventuellement, on pourrait avoir envie de la rencontrer pour lui poser des questions.
Donc, depuis mercredi soir, dès qu'ëlle se pose sur le pc, ëlle vérifie si ëlle a reçu une réponse, un accusé de réception (ça existe sous gmail ça???), ëlle aimerait tant. Ce même jour, ëlle était montée sur Paris pour un entretien qui ne lui laissait présager rien de bon (porte à porte, pas de fixe, timide, en gros, ce n'est pas possible pour ëlle), mais ëlle en avait profité un peu pour flâner dans la capitale, rentrer un peu fatiguée chez ëlle, mais contente de retrouver ses hommes. Là, cet emploi pour lequel ëlle espère, les trajets dans le RER ne l'impressionnent pas, ëlle sait déjà qu'ëlle aurait le coeur léger d'y aller, s'imaginant lisant, brodant, crochetant bercée par le roulis du train. Depuis deux jours, ëlle s'amuse, s'entraîne à se faire jolie, à retrouver une condition de femme (il faut bien l'avouer, ëlle est plus une mère qu'une femme au foyer, les étapes maquillage et séchage des cheveux en bonne et due forme -ëlle ne parle même pas de l'épilation...- sont plutôt zappées quand on reste at home à longueur de temps).
Comme ëlle sait qu'ëlle ne vit pas dans un monde de bisounours, jeudi soir, ëlle a déposé chez le géant du jouet un cv et une lettre de motivation pondue en cinq minutes à peine, alors qu'il lui avait fallu plus d'une heure pour en écrire une autre la veille, et ëlle repassera par là-bas déposer une lettre chez les mousquetaires, car tout glamour que cela n'est pas, il lui faut ramener des picaillons à la maison, puis sortir un peu de chez ëlle, pour mieux retrouver son fils, et son homme qui rentrera lui aussi.
Car, en petite parenthèse, Monsieur V., après avoir été officiellement licencié début Septembre (ô joie intense, finie la période "le cul entre deux chaises -désolée, ëlle ne trouve pas d'autre expression pour la délicate situation dans laquelle il était-), Monsieur V. a rebondi et bien, il commençait aujourd'hui une formation de trois mois avant de commencer une toute nouvelle carrière en Janvier prochain), ëlle est fière de lui et de sa persévérance.
Bref, ëlle a hâte, vraiment très hâte de voir dans sa boîte mail, un tout petit mail, ou de recevoir un appel lui demandant de venir pour en savoir plus. En attendant, ëlle rêve, et caresse son petit espoir, même mince.
P.S: croisez les doigts pour ëlle.
22 octobre 2009
Malade
Il lui faudrait préparer le biberon. En attendant qu'il chauffe, ëlle installerait le petit garçon sur la table à langer, prête à le torturer un peu, le mouche-bébé dégainé plus vite que son ombre, et la contension qu'ëlle doit effectuer pour lui déboucher le nez, si obstrué, il n'aime pas ça, ça non, il n'aime pas du tout. Les secondes lui paraissent alors des heures, une fois son maigre et dégoûtant butin retiré, il lui faut passer à la phase deux de la torture, nettoyer à l'eau de mer. Ëlle a une étrange coutume, ëlle goûte ce qu'ëlle fait aux autres, donc, ëlle a essayé le spray, (comme ëlle a goûté aux croquettes qu'ëlle donne chaque jour ( les
donne, hein, ëlle ne les goûte pas chaque jour), comme ëlle goûte
chaque chose qu'ëlle donne à son fils, médicament, lait ou petit pot) sentant la gêne dans le nez, puis l'eau de mer qui coule dans la gorge, ëlle comprend que son bébé n'aime pas. Puis une dernière, les gouttes qui désinfectent. C'est un combat qui lui est difficile, surtout qu'ëlle est la seule à s'y atteler, tortionnaire de son petit. Depuis dimanche, Gabriel ne va pas bien. Ils ont vu la pédiatre lundi, et y retourneront demain. Ëlle se demande si une troisième dent n'est pas de la partie aussi, plus on est de fous plus on rit. Alors qu'ëlle vous écrit, le petit bébé de presque huit mois vient de se mettre debout dans son lit, seul, sans aide parentale. Ëlle en est tout impressionnée, alors qu'il n'est pas bien, Gabriel fait tout de même des progrès.
Il lui faudrait préparer le biberon, et mener son combat, tant de premières fois en ce moment, ëlle s'en va s'occuper tout fièrement de son si fort petit malade.
08 octobre 2009
Little Léon
En fin de semaine dernière, ëlle a commandé le premier cadeau de Noël de Monsieur Gabriel, il fallait qu'ëlle se rattrape. Elle a cherché sur Google, tout en sachant pertinemment ce qu'ëlle voulait, voilà plus de deux ans qu'ils lui faisaient de l'oeil, à présent, ëlle avait une raison de les acheter. Alors, ëlle a trouvé un petit magasin tout mignon en Savoie, qui les vendait, ainsi que les petits maillots qui lui plaisent tant en ce moment. Un envoi rapide, soigné et une dame de l'autre côté de l'ordinateur à l'écoute et sympathique, à présent, il va lui falloir attendre Noël pour jouer avec, pardon, pour voir Gabriel jouer avec.

Photo piquée sur le blog du magasin (je ne pense pas qu'elle m'en voudra), plus parlante que les cubes encore dans leur carton sur le tabouret de la cuisine.
Merci Little Léon!






